La Faune

La faune des terres d’Olaria est extrêmement diversifiée et compte énormément d’espèces différentes. Les variations de saisons n’étant pas très brutales, les animaux peuvent largement se reproduire et s’auto réguler, aidés par les différents paysages présents, qui regroupent à la fois l’élément aquatique, les sommets rocheux ou les vastes plaines verdoyantes.

En mer

Les pêcheurs de la famille Khelan sont sans doute ceux qui ont le plus de chance de voir l’immensité des espèces représentées dans les eaux du Raun. D’impressionnants poissons y nagent, allant du minuscule Alevin aux poissons à chair plus tendres comme les Thons. Ils sont d’ailleurs très appréciés des Olarils, et se reproduisent rapidement, ce qui permet une pêche quotidienne.
Si beaucoup sont placides (du moins, non dangereux pour les hommes), d’autres vertébrés aquatiques représentent de vrais prédateurs pour qui s’est trop éloigné de la rive. Notamment les Xiphias (sorte d’espadon au rostre aussi long que son corps) ou les Squales (petits requins d’une rapidité étonnante), qui n’hésitent pas à attaquer en cas de fringale.

Outre ces poissons, on peut trouver beaucoup d’invertébrés. Le Raun regorge de mollusques, de coquillages, qui font le bonheur des Olarils. Appréciés à la fois pour leur goût et les ustensiles crées avec les coquilles, les plus facile à récolter sont ceux qui se fixent aux rochers, proches du rivage. Naturellement, ceux en pleine mer sont bien meilleurs, mais il faut pour cela plonger à plusieurs mètres sous l’eau et les risques sont bien présents, cette fois.

Plus rares, les mammifères aquatiques (baleines, dauphins etc..) se font discrets, et on les dit les envoyés des Ilrauns. Le Bosse-Bec (apparenté à un dauphin dont la taille serait doublée, qui tire son nom de son nez en forme de bec et d’une bosse au dessus du crâne, dont il se sert pour attaquer) est ainsi très recherché, car ses dents sont d’une résistance incroyable, et elles sont très prisées pour la construction d’armes ou de clés. Cependant, c’est bien leurs yeux qui sont les plus précieux, car préparés en potion, il peut guérir les rhumatismes. Réussir à tuer un Bosse-Bec relève de l’exploit, car ils sont grands et puissants, et généralement peu commodes. S’ils ne se nourrissent pas d’Olarils, ils sont prêts à tout pour sauver leur vie (ce qui peut se comprendre), et les pêcheurs de Bosse-Becs sont admirés.

Dans les Airs

On rencontre dans le ciel d’Olaria toutes sortes d’oiseaux, des petits moineaux communs aux gros rapaces. On dénombre énormément de ces derniers, des Faucons, des Chouettes et des Vautours. Utilisé pour aider les Chasseresses, le Vermillon, petit épervier très vif, dont les plumes du cou forment un collier aux couleurs bordeaux. Mais ces prédateurs ont des cousins bien sinistres qui, lorsqu’ils rodent au dessus des Plaines d’Olaria, sont de mauvais présages. Les charognards, comme le Grand Vautour dit le Barbu Rieur, car son cri fait frémir les Bûcherons lorsqu’ils les voient roder dans les parages.

Les corneilles, qui peuvent être domestiquées avec beaucoup de patience et de savoir-faire, sont pourtant une espèce farouche en liberté ; sur les côtes du Raun, ce sont les oiseaux marins qui savent pêcher les poissons au vol en un piquet, tout comme les larges aigles hantent majestueusement le ciel de la Gérax. Extrêmement rares, les imposants et violents Ubus, proches des Autruches, dont le bec pointu est une arme exceptionnellement efficace, lui permet de se défendre face aux félins qui sont ses prédateurs naturels. Leur vitesse de course est d’une rapidité époustouflante, ce qui enlève son handicap : les Ubus ne peuvent pas voler, leurs ailes sont bien trop petites pour soulever leur deux mètres de hauteur et leur 80 kilos.

Au plus profond de l’Umber, certaines Chasseresses affirment avoir croisé des espèces de Perroquets, colorés mais timides, qui se cachent dès qu’une présence se fait sentir. Leurs chants sont pourtant légendaires, car on dit qu’ils ont le pouvoir soit d’endormir, soit d’apaiser. En tous les cas, avoir le plaisir d’entendre une mélodie pareille est un exploit dont on ne peut que se vanter.

Dans les Plaines

Mammifères, insectes, reptiles… Les espèces les plus représentées restent les rongeurs qui grouillent dans les hautes herbes, entre Mulots et Taupes, ils se nourrissent essentiellement des grains qu’ils trouvent dans les champs (blé, orge, avoine etc…), mais également d’insectes notamment les nombreuses espèces de moucherons.
Les souris sont les premières victimes des gros reptiles dont les Serpents, dont le plus dangereux le Crotale Tigré, est appelé également Crocs de Sang, car une seule morsure peut être fatale dans l’heure. Fort heureusement, ils se terrent dans les proches roches de la Gérax dès qu’un mouvement du sol trop persistant se fait trop proche. Plutôt nocturne, les Astars qui sème la nuit savent qu’il faut frapper la terre d’un bâton pour les faire fuir.

De placides herbivores tels que les larges Buffles Sans Cornes, que les cornes au bout arrondis rendent à la fois tranquilles et éventuellement ridicules, circulent en troupeau restreint sur toutes les Plaines, préférant la proximité de l’Umber et des petits cours d’eau qui se jettent dans le Raun pour brouter l’herbe tendre et haute des terres. Cependant, quand l’hiver approche, c’est auprès de la Gérax qu’ils émigrent, car les hautes cimes et les larges monts les protègent du vent glacial qui siffle dans la vallée.
Ils sont les plus gros animaux, seulement concurrencés par les énormes mais vifs Cerfs de l’Umber, farouche gibier dont le brame, en automne, fait trembler les félins ou les grands loups dans les Plaines.

Ces prédateurs, qu’il s’agisse des majestueux Lynx des Plaines, parfois appelé avec admiration les Sires Roux, rapport à leur couleur fauve, ou des graciles et effrayantes meutes de loups, plus petits qu’un grand chien, mais hautement plus dangereux, l’équilibre fragile de cette faune est gardée par le respect des Chasseresses. Se faisant rares, mais tout aussi brutaux, les Ours se cachent dans les profondeurs de l’Umber et représentent pour beaucoup autant un danger qu’un symbole de puissante rude mais au coeur noble : on connait en effet la tendresse innée dont sait faire preuve les Ourses envers leur progéniture.

Dans les Monts

Cousins des Ours, les grands mais peureux Ursus Neigeux (Grizzli Blanc de la Gérax), savent résister aux rudes climats des hauts Monts, et peuvent se fondrent dans le paysage enneigés des cimes. Ils sont plus solitaires que les Ours au manteau brun, mais semblent également plus imprévisibles, car ils se montrent très agressifs lorsqu’on les surprend. Peu d’Olarils ont eu le loisir cependant de les approcher, car ils vivent à une hauteur qu’il n’est pas possible d’atteindre.

Nourritures des Ursus, les Hermines et les Gloutons notamment les plus gros, appelés Grand Gullo, sont eux aussi les prédateurs de nombreuses espèces de petits mammifères comme les lièvres. Tous ces animaux ont des cycles de mues, leur pelage passant du gris brun en été pour se transformer en un blanc immaculé, pour devenir invisible en hiver.

De grands herbivores, vifs et agiles, sautent de pics en rocs avec une facilité déconcertante, ce sont des Capra Eutheria. Les Rois des Monts, qui sont les seuls à braver les températures et les sommets les plus proches du ciel, quand les nuages eux-mêmes sont en dessous.

Dans les Bois

Ce sont les mammifères tels que les Chevreuils et les massifs Sangliers qui règnent sur l’Umber.

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