Naissance, vie et mort d'un Olaril

Naissance

Lorsque naît un Olaril, c’est une véritable fête dans le village. Non que la fertilité soit absente des femmes d’Arestim, mais la survie de leur peuple et le renouvellement des générations semblent être une chose de la plus haute importance pour eux. Lorsque naît un enfant dans une Grande Famille, toutes les familles de cette guilde louent les Dieux, notamment Hégoa, Déesse de la fertilité, et organisent généralement des festivités (repas, célébrations, sacrifice animal etc…).

Mâle ou femelle, l’importance du sexe ne semble pas préoccupante pour les Olarils, sauf notamment pour la Famille Hirune, qui est, depuis des décennies, une famille de Chasseresses. En général, un mâle est acceuilli avec beaucoup de fierté, et une femelle avec un petit pincement au cœur pour les mères de Guildes moins importantes : la future jeune fille quittera peut être la Famille lors de son mariage.

Cependant, la naissance d’une fille ou d’un garçon est une joie, toujours vue comme un miracle de la nature, une preuve que les Dieux sont grands : ils sont donnés pour responsable de la bonne santé des nouveaux nés, et un nourrisson malade signifie un mauvais tour de Panpale, Dieu mal aimé.

Il est de coutume qu’une femme accouche dans sa chambre, entourée et aidée de l’ensemble des autres femmes de sa Guilde, et en présence d’un Erudit. C’est lui qui donne le prénom de l’enfant dès qu’il a poussé son premier cri, le bénit et le présente aux Femmes. Lorsqu’il est lavé et habillé de draps blancs, chaque homme de la Guilde rend visite à la mère et au nouveau-né pour les féliciter tous deux.
Le Père reçoit également des compliments et ne pas avoir d’enfant pour un couple est un mauvais présage, un déshonneur pour la Famille et surtout, une grande peine pour ce peuple qui voit son avenir au travers des générations futures.

Enfance & Adolescence

L’enfance d’un fils ou d’une fille Olaril se déroule sensiblement de la même manière, quelle que soit sa Grande Famille. Il a droit à une éducation rudimentaire, apprend très tôt qu’il convient de travailler dans la vie, d’être fier et digne de son Peuple. On lui apprend quelques notions de l’Histoire d’Arestim, et notamment, la venue des Dieux, il y a de cela des années.
Aussi apprennent-ils à louer des Divinités très tôt, lors des prières avec leurs parents, ou des fêtes en l’honneur d’un Dieu.

On ne leur apprend ni à lire, ni à écrire, car cela est réservé au Chef en poste. Cependant, ils sont loin d’être bêtes, en général, et savent très tôt monter à cheval, coudre ou se débrouiller par eux-mêmes.

Dès leur plus jeune âge, le père, la mère, ou de façon plus générale, les membres de sa Guilde, prennent en charge leur éducation, afin de leur enseigner les rudiments de leur futur métier. En effet, il est d’usage qu’un enfant reprenne le même métier que son père et sa mère, afin de ne pas laisser mourir le Nom de la Grande Famille à laquelle il appartient. Cependant, ils savent rapidement qu’en se mariant, ils ont la possibilité de changer de voie.

Un enfant Olaril est considéré comme étant “jeune” jusqu’à l’âge de 20 ans environ. Les vingt premières années de sa vie sont largement consacrées à l’apprentissage de son futur métier. Ils savent, en général, très vite ce qui constitue les “choses de la vie”, le cycle des saisons, des lunes, de la vie humaine (amour, sexe, vie et mort etc…). On ne cache pas souvent ces choses là à un enfant, car il est dit qu’il doit être apte à vivre seul s’il arrivait malheur à sa Guilde.

A l’âge de vingt ans à peu près, l’étape majeure de leur vie a lieu. Il s’agit de leur “passage dans l’âge adulte”. Après cette initiation, qui peut durer plusieurs jours comme quelques minutes, les enfants sont considérés comme des Hommes ou des Femmes.
L’initiation consiste à prouver à sa Guilde et aux Erudits qu’ils sont capables d’exercer leur métier, de prendre la relève de leurs aînés. Aussi, un aspirant Bûcheron devra-il emmener les membres de sa Famille et les Erudits dans les forêt d’Umber, afin qu’il atteste de sa force, de sa maîtrise de la hache et de ses facultés à être digne de sa Guilde.

Au terme de cette épreuve, il est publiquement reconnu comme étant Adulte, et une fête célèbre son entrée dans cette période de la vie.

l’Âge Adulte

Mariage
C’est peu de temps après son initiation et son entrée dans l’âge adulte, qu’un Olaril choisit celui ou celle qui vivra à ses côtés. Les mariages sont généralement convenus d’avance avec les familles et les futurs époux sont très souvent consentants. En effet, il est habituel que les noces restent “intra Guilde”, et de ce fait, les promis se connaissent déjà de longue date.
Le Mariage n’étant pas restrictif, il est rare qu’un mariage fasse la déception ou le malheur d’un des époux ou des familles. Il permet surtout de lier les familles entre elles, de resserrer les liens de la Guilde, ou de conclure des alliances amicales entre Grande Famille.

Le Mariage à toujours lieu les soirs de pleine lune, afin d’éclairer leur Union. On dit également que Panpale, le Dieu Malsain, dort profondément la nuit, et qu’une noce effectuée en plein jour est susceptible de l’avoir attiré, et par conséquent, d’avoir attiré le malheur sur les époux.
Le marié et la mariée n’ont pas besoin d’être vierges lors de leurs épousailles, ils sont indifférents à cette notion, et il est parfois même question de ne surtout pas l’être lors du mariage, pour assurer la fécondité.

Une immense célébration a lieu pour l’occasion, conviant tout le village, toutes familles confondues. Il est très courant que plusieurs couples s’unissent la même nuit.
Une sorte de "nuit de noces " à lieu après la fête, et les jeunes mariés doivent rester enfermés ensembles toute la journée qui suit. Libre à eux de faire ce qu’ils veulent… Ils en profitent généralement pour faire plus ample connaissance.

Le mariage reste en vigueur jusqu’à la mort d’un des deux époux. Si tel est le cas, le veuf/la veuve peut se remarier avec le partenaire de leur choix.

La fidélité est une notion plutôt vague pour les Olarils. Même s’il est d’usage que les mariés restent des partenaires sexuels de façon coutumière, on assiste souvent et sans aucun heurt avec la morale, à des ‘adultères’. On met cela sur le dos de Filhakan, le Dieu des Amours. Cela ne choque personne, et le mensonge n’est pas de mise. Malgré cela, lorsqu’un Olaril va conter fleurette à une autre femme ou un autre homme, il ne se vante pas des exploits accomplis avec une autre personne que son époux/épouse, par humilité.
Il n’y a généralement pas de représailles de la part des hommes et des femmes puisque cette pratique est assez courante et que la diversité des partenaires (dans certaines limites), permet au couple de se ressourcer, d’agrandir leur affection et de resserrer les liens avec les autres membres du Village.
Il faut bien comprendre que cela n’est en rien choquant chez les Olarils, mais il arrive parfois qu’un caractère plus jaloux ne tolère pas ces pratiques.

L’homosexualité n’est ni interdite ni dénigrée, mais elle reste rare, car peu ancrée dans les coutumes ou les goûts des Olarils.

Famille
Fonder une famille est l’un des buts principaux d’un Olaril. Vouloir des enfants est nécessaire pour renouveler la Grande Famille à laquelle il appartient, et on répète suffisamment aux enfants que les peuples sans naissance sont voués à disparaître.
Le premier enfant arrive généralement assez rapidement après le Mariage. La raison étant surtout que la journée passée ensemble est habituellement passée à la Conception. Aussi n’est-il pas rare de voir une femme enceinte très vite après ses noces.
La ‘durée de gestation’ est de 9 mois.
Les familles sont habituellement constituées de plusieurs enfants, et à vrai dire, chaque femme peut avoir jusqu’à une quinzaine de bébés. Il n’est pas rare qu’une femme soit mère jusqu’à l’âge de 60 ans et les hommes quant à eux sont fertiles jusqu’à leur mort. La moyenne d’enfants par famille est de 6, et peu de couple n’ont qu’un ou deux enfants, sauf en cas de problème majeur. La nourriture étant abondante et l’avenir plutôt radieux, rien n’empêche les hommes et les femmes de se reproduire sans craindre pour les générations futures.

Il n’est cependant pas d’usage de faire des enfants à quelqu’un d’autre que son épouse et ce afin de ne pas trop s’enfermer dans le cercle infernal de la consanguinité.

La Vieillesse

L’espérance de vie d’un Olaril étant d’environ 100 ans, il n’arrive véritablement dans la vieillesse que lorsqu’il ne se montre plus capable d’assumer son métier. Loin de devenir un poids pour la génération suivante, il est de coutume qu’il laisse sa place sans mal, en formant de manière plus poussée les membres de sa Guilde à prendre sa suite.
On assiste souvent à des maladies ou déviances liée au métier effectué : maux de dos, problèmes d’articulations ou encore, douleurs diverses sont souvent les partenaires des vieux jours des Olarils.

En vieillissant, ils consultent donc plus fréquemment les Sages du Village, renforcent leurs prières aux Dieux pour qu’ils se montrent cléments envers lui, et vont jusqu’à devenir Sage eux même. Cependant, rares sont ceux qui peuvent prétendre à ce grade. En règle général, ils se contente de se faire soigner par ces derniers, tout en transmettant leur savoir aux jeunes de leur Grande Famille.

Mort d’un Olaril

Nul ne peut braver la Mort, et chaque Olaril sait qu’un jour ou l’autre, il devra quitter Arestim pour rejoindre les bras tendres et fins de la Faucheuse.
La Mort n’est pas considérée comme très malheureuse, car ceux qui restent savent que le défunt est parti rejoindre les Dieux, afin d’apprendre de nouvelles connaissances, d’échanger avec eux, et de savoir la Vérité. Tous espèrent qu’en s’étant montrés dignes du peuple et en ayant loué correctement les divinités, ils auront la chance d’être acceptés auprès d’elles.

La moyenne d’âge, je l’ai dit, est d’environ 100 ans, et lorsque se profile un siècle d’existence, les Olarils (fatalistes), estiment que leur temps est venu, et savent laisser les jeunes prendre la relève. Bien sûr, la Mort d’un proche touche énormément les Olarils, et le décès est célébré dans une fête moins joyeuse que les autres. Même s’ils sont heureux que leur proche ait rejoint les Dieux, on ne peut nier qu’il manquera à sa famille et sa Guilde, comme à l’ensemble des habitants d’Arestim.

Durant plusieurs jours, les commémorations sont organisées et on veille la dépouille du défunt durant une journée entière. Passé ce jour, le corps est enterré à l’écart du Village, dans les Plaines, et chaque tombe est recouverte de fleurs selon les goûts de la famille, pour lui rendre hommage.

Âge Olaril (en années) | Equivalent Humain | Faits Marquants
0 à 10 | 0 à 6 | Petite enfance, faible apprentissage.
10 à 20 | 7 à 18 | Adolescence, apprentissage d’un métier.
20 à 40 | 18 à 25 | Passage à l’âge adulte, travail en collaboration avec son tuteur (personne ayant apprit le métier), mariage et premiers enfants.
40 à 60 | 25 à 50 | Vie quotidienne, reprise de l’affaire familiale, agrandissement de la famille, début de l’apprentissage des enfants.
60 à 80 | 50 à 60 | Passage de relai aux enfants ou apprentis
80 à 100 | 60 à 80 | Activité réduite, possibilité de devenir Ancien

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